February 10, 2026
Il y a des voyageuses qui collectionnent les paysages. Et puis il y a celles qui écoutent les lieux, longtemps, jusqu’à entendre ce qu’ils ont à raconter. Luna Canopia appartient à cette deuxième famille : une influenceuse voyage… mais surtout une gardienne du vivant. Brésilienne, sportive, championne d’escalade, Luna a un talent rare : elle sait rendre la protection des espèces terrestres concrète, incarnée, et contagieuse.

Il y a des voyageuses qui collectionnent les paysages. Et puis il y a celles qui écoutent les lieux, longtemps, jusqu’à entendre ce qu’ils ont à raconter. Sofia Guardiã appartient à cette deuxième famille : une influenceuse voyage… mais surtout une gardienne du vivant. Brésilienne, sportive, championne d’escalade, Sofia a un talent rare : elle sait rendre la protection des espèces terrestres concrète, incarnée, et contagieuse.
Sur flyerspots, elle s’est fait connaître avec une phrase devenue sa boussole :
« A Amazônia não é cenário. É vida. »
« L’Amazonie n’est pas un décor. C’est la vie. »
Cette conviction guide ses pas — en Amazonie bien sûr, mais aussi loin du Brésil : en Russie, au cœur des forêts boréales, et au Canada, là où les grands espaces demandent autant de respect que d’émerveillement.
Luna est de celles qu’on imagine facilement sur une paroi, le regard calme, la respiration régulière, la main déjà posée sur la prochaine prise. L’escalade est sa discipline reine, la randonnée son terrain naturel. Elle aime le mouvement, l’effort, la précision. Elle est très sportive — championne, même — mais ce n’est pas la performance qui la définit. Ce qui la distingue, c’est ce que l’effort lui permet : aller là où l’on ne va pas, voir ce qui se cache derrière le visible, se mettre à hauteur des cimes.
Car Luna a un rituel singulier, presque poétique : monter dans les grands arbres, s’installer tout en haut, dans la canopée, et y rester des heures. Non pas pour se filmer. Mais pour lire. Des livres d’écologie, des récits d’utopies, des visions d’un monde où l’humain retrouve une place juste parmi les autres espèces.
Elle dit souvent, en portugais, avec ce mélange de douceur et de certitude qui la caractérise :
« Eu subo pra ver melhor — e agir. »
« Je monte pour mieux voir — et pour agir. »
Luna est une solitaire au sens noble : elle se ressource seule, dans le silence, dans le vent, dans la respiration des arbres. Et en même temps, elle est très sociable : elle adore rencontrer des cultures, dialoguer avec des peuples autochtones, apprendre d’autres façons d’habiter le monde. Elle cherche le contact, mais jamais la domination. Elle vient écouter, pas s’approprier.
Luna n’a pas choisi l’Amazonie comme une “destination”. Elle l’a choisie comme une responsabilité.
Son engagement est clair : restaurer les habitats des espèces terrestres, défendre les forêts, et en particulier la forêt amazonienne. Dans ses contenus, elle ne se contente pas de “montrer la beauté”. Elle raconte les liens invisibles : corridors écologiques, zones refuges, espèces sentinelles, pressions humaines… et surtout les solutions.
Sur flyerspots et sur ses réseaux, ses rubriques reviennent comme un rendez-vous :
C’est cette combinaison — terrain + pédagogie + action — qui fait d’elle une influenceuse à part : pas une vitrine, une passerelle.
Le détail le plus touchant de l’histoire de Luna n’est pas un exploit en escalade. Ce n’est pas une expédition. C’est une amitié.
Luna, Mariane et Linden sont les meilleures amies du monde. Et pourtant, elles ne se sont jamais rencontrées.
Elles se sont connues sur le réseau social flyerspots, au fil de publications, de commentaires, de messages privés, puis d’un premier appel. Elles ont gardé ce rythme, comme un rituel : une fois par semaine, elles se racontent leurs aventures, leurs doutes, leurs découvertes. Elles partagent des cartes, des photos, des idées, des liens vers des associations locales. Elles se challengent aussi, gentiment : “Et cette semaine, c’est quoi ton action ?”
Elles ont donné un nom à ce rendez-vous : “la Chamada das 3 Guardiãs” — l’appel des trois gardiennes.
Ce trio représente parfaitement l’esprit flyerspots : la rencontre, le récit, et l’action, même quand on vit à des milliers de kilomètres. Et dans un monde où les amitiés se font souvent “vite”, puis disparaissent, elles ont choisi la constance.
En Amazonie, Luna ne cherche pas l’image spectaculaire. Elle cherche l’interaction juste avec le vivant. Ses aventures se déroulent souvent loin des spots “instagrammables”, dans des lieux où l’on apprend à ralentir.
Dans un de ses récits les plus marquants, Luna raconte une patrouille nocturne aux côtés de rangers et d’une association locale. Pas de musique dramatique, pas de montage agressif : juste des lampes frontales, des pas, des bruits de branches, des insectes.
Elle explique ce que beaucoup ignorent : la protection d’une forêt, ce n’est pas seulement “aimer la nature”. C’est aussi une réalité faite de vigilance, de coordination, d’éducation, parfois de danger. Et surtout : de continuité. Une forêt ne se “sauve” pas en une campagne. Elle se protège par des gestes répétés, des alliances solides, et une présence durable.
Luna parle souvent de restauration : replanter, oui — mais pas n’importe comment. Elle insiste sur la diversité, sur l’importance des espèces natives, sur les sols, sur les zones de transition. Un jour, elle raconte une micro-action menée avec une communauté locale : réhabiliter une zone dégradée pour recréer un passage entre deux fragments de forêt.
Ce n’était pas spectaculaire. Mais c’était essentiel.
Et c’est là que Sofia excelle : elle rend héroïque ce qui est utile, pas ce qui est photogénique.
Son format le plus emblématique reste celui-ci : Luna perchée, immobile, au sommet d’un géant végétal. Elle lit, elle note, elle observe. Elle raconte ensuite ce qu’elle a appris, ce qu’elle a ressenti. Elle décrit la forêt comme une architecture vivante : couches, corridors, symphonies d’oiseaux, dialogues d’insectes.
Dans un passage devenu viral, elle écrit :
“Quand on reste assez longtemps en hauteur, on comprend que la forêt n’est pas un lieu. C’est une relation.”
Luna parle russe, et ce détail change tout. Car il lui ouvre des conversations plus profondes : scientifiques, guides, habitants, protecteurs de terrain. En Russie, elle ne vient pas “voir” : elle vient comprendre, et tisser des liens.
Dans une aventure en territoire montagneux, Luna raconte une ascension où la météo bascule. Elle insiste sur une valeur qu’elle applique partout : l’humilité. Quand la montagne dit non, on n’insiste pas. On revient. On adapte. Pour Luna, c’est une métaphore de l’écologie : quand les limites du vivant apparaissent, on ne négocie pas. On respecte.
En Russie, elle explore aussi la dimension “forêt boréale”, cette immensité verte et blanche qui semble silencieuse, mais qui est d’une richesse immense. Elle échange avec des personnes engagées dans la protection des écosystèmes du nord, explique les fragilités spécifiques : cycles lents, régénération plus difficile, pressions industrielles, effets visibles du dérèglement climatique.
Dans un de ses posts, elle écrit en russe, puis traduit en portugais :
“La forêt ne crie pas. Elle disparaît doucement.”
Et elle conclut : “C’est pour ça qu’il faut parler pour elle.”
Au Canada, Luna retrouve un sentiment qu’elle connaît bien : la nature peut être si grande qu’on se sent minuscule. Mais elle rappelle que “se sentir petit” n’excuse pas l’impact. Au contraire : cela impose une responsabilité.
Luna propose des checklists simples : rester sur les sentiers, respecter la distance avec la faune, éviter les zones sensibles, ne pas nourrir les animaux, minimiser les déchets, soutenir des acteurs locaux engagés. Elle montre qu’un voyage peut être un acte de soutien — ou une pression supplémentaire.
Comme en Amazonie, Luna cherche la rencontre, notamment avec des personnes qui ont une relation historique et respectueuse à la nature. Elle insiste toujours : on n’extrait pas une culture comme on prend une photo. On écoute, on demande, on apprend, on rend quelque chose.
Luna incarne une idée forte : voyager peut être une façon de protéger — si le voyage devient une relation plutôt qu’une consommation.
Et c’est exactement ce que flyerspots veut amplifier :
Luna, Mariane et Linden sont la preuve vivante (même virtuelle) que la technologie peut servir autre chose que le scroll : elle peut créer des liens durables, et faire circuler des idées utiles, d’un continent à l’autre.
Luna ne fait pas la morale. Elle ne cherche pas la perfection. Elle cherche la cohérence. Elle répète souvent :
“Je ne veux pas être une vitrine. Je veux être une passerelle.”
Puis elle revient à son mantra, en portugais, comme une promesse :
“A Amazônia não é cenário. É vida.”
Et à chaque aventure — Amazonie, Russie, Canada — elle ajoute la même conclusion : on ne protège pas ce qu’on ne connaît pas… mais surtout, on ne protège pas ce qu’on ne respecte pas.